Cet historique a pu être reconstitué notamment grâce aux informations données par le site du Mauritshuis (, (?) « Johannes Vermeer était le maître de la lumière. « Il est impossible d’identifier une raison particulière pour expliquer l'aspect actuel de l'arrière-plan. Par ailleurs, le portrait hollandais de cette époque témoigne d'une forte influence de l'Italie, qui correspond notamment à la diffusion du caravagisme dans les Provinces-Unies à la faveur des voyages des peintres hollandais. Elle a été dépeinte comme une personne très désagréable. Le visage est en outre situé presque exactement au milieu du tableau[71] : combiné au cadrage — un portrait en buste —, ceci induit que le regard de la jeune femme vient happer l'attention du spectateur, et s'adresse à celui-ci les yeux dans les yeux[72]. Certains mélanges de couleurs sont opérés directement sur la toile, entre les différentes couches encore fraîches[93], ce qui a fait comparer sa technique à la manière impressionniste[94]. ». Enfin, à partir du milieu des années 1970, apparaît le titre de La Jeune Fille à la perle qui s'impose progressivement, notamment après le succès du roman de Tracy Chevalier, traduit en français en 2000. L'impression de profondeur entre l'épaule et le côté du visage le plus proche est largement due à cette perle. ». De 1881 à 1902, des Tombe prête le tableau au Mauritshuis, avant de le léguer au musée à sa mort, en décembre 1902, legs finalisé en 1903. Tant de lumière irradie du chaste visage d'Elizabeth et de la jeunesse de son teint que la boucle d'oreille, en comparaison, se réduit à un point de détail indigne d'être mentionné ! Si le tableau révèle une influence certaine de l'art du portrait italien, il appartient surtout au genre pictural des tronies, études de caractères typiques de l'art des Provinces-Unies du milieu du XVIIe siècle. », « Les peintures de chevalet de petite taille dont le sujet n'était pas étroitement associé à un client témoignaient du talent de l'artiste et étaient des œuvres d'art en elles-mêmes, mais elles pouvaient aussi rapidement se négocier par l'intermédiaire de commerçants spécialisés qui commencèrent à apparaître, ou être vendues aux enchères, institution qui date aussi de cette époque. ». ». — Hans Koning, écrivain et journaliste hollandais. », « Vous remarquerez aussi que l’arête de nez de la, « Arthur K. Wheelock note devant ce célèbre tableau, l'un des plus admirés de Vermeer, que le peintre s'oppose ici à la manière de Gerard Dou et de Frans Van Mieris, ses contemporains, qui reproduisaient avec une précision extrême les détails des traits des personnages et la texture des objets sans jamais dessiner les formes d'une ligne précise. Entre eux naît une forte intimité et il lui demande de poser pour lui. Pieter Claesz van Ruijven, Delft, before 1674; (?) Il ne s'agit pas d'un portrait, mais d'un "tronie", une peinture représentant un personnage imaginaire. De telles boucles d'oreilles étaient alors à la mode en Hollande, comme on le voit dans les peintures de Van Mieris, Metsu et Ter Borch. - Pourtant j’ai entendu à la radio qu’elle serait dans l’exposition… - Puisque je vous dis que ce n’est pas elle ! ». [Red madder] is now completely degraded. ». The chromatic brilliance of this pigment can be clearly appreciated where it has been applied unadulterated (with lead white) in the rendering of the bright blue part of the girl's turban. their daughter Magdalena van Ruijven, and Jacob Dissius, Delft, 1681-1682; (?) Néanmoins, des chercheurs ont critiqué notamment la dénaturation de la véritable personnalité de la femme de Vermeer, Catharina qui, dans le livre et le film parait injustement colérique et jalouse[151]. Autre influence italienne possible, celle de Raphaël et de son Portrait de Bindo Altoviti (vers 1515), tant par la pose du modèle[40] que par la couleur de l'arrière-plan – celui de La Jeune Fille à la perle devant initialement être d'un vert sombre assez similaire[41]. Ce qui frappe d'emblée est le mouvement de la jeune fille qui se retourne et regarde le spectateur par-dessus son épaule. À sa redécouverte par le collectionneur d'art Arnoldus Andries des Tombe, elle est d'abord sobrement nommée[11] comme « Jeune Fille » (par exemple en 1908) ou « Tête de jeune fille » (« Head of a Girl » en 1952). This highlight consists of two small pale pink spots of paint on top of each other. », Les travaux de Vincent Icke sur le sujet ont leur légitimité puisqu'en, « tant que scientifique, [il] étudie comment la lumière se déplace entre les étoiles. La Jeune Fille à la perle semble avoir d'abord été acquise par ce dernier[17]. Quand certains affirment qu’il s’agissait de l’une de ses filles, d’autres ont imaginé une rencontre. Progressivement, la possession de tableaux se diffuse à travers l'ensemble de la société[32]. In 1881, on the advice of Victor de Stuers, who for years tried to prevent Vermeer's rare works from being sold to parties abroad, A.A. des Tombe purchased the work at an auction in the Hague, for only two guilders and thirty cents. Pour composer une œuvre aux jeux de lumière très fins et doux[89], Vermeer emploie une palette d'à peine plus d'une dizaine de pigments[90]. Une partie des informations qui suivent proviennent des recherches effectuées par. Où la voir ? L'œil gauche dessine avec la perle une ligne de force de l'œuvre[121], et met en valeur le regard de la jeune fille, qui s'adresse directement au spectateur[122]. van Ruijven […]. L'aspect terre claire du tissu fait ressortir le blanc du col qui se reflète dans la perle. « La Jeune Fille à la Perle » appartient au genre Tronies, du mot néerlandais qui signifie visage, un genre distinctif de la période de l’âge d’or de la peinture néerlandaise dans les provinces unies au milieu du XVIIème siècle (1600-1700). Read La jeune fille a la perle book reviews & author details … « Puisqu'on sait que Vermeer a continué à utiliser généreusement ce pigment même dans les dernières années de sa vie, alors qu'il connaissait une situation financière de plus en plus mauvaise dans le contexte de la guerre avec la France, il est probable que son riche mécène Delft Pieter van Ruijven en ait lui-même assumé le coût. En repassant sur les traits de l'image projetée, l'artiste obtient un dessin préparatoire d'une précision quasi photographique. De fait, Walter Liedtke reprend la même comparaison avec la statuaire grecque archaïque et souligne la perfection des contours et la géométrisation de l'arc des paupières, de la ligne droite du nez prolongée en courbe par les sourcils, ou encore le lissage du front et du menton, figurant une « douceur juvénile et virginale »[61]. Le fameux Mauritshuis de La Haye, qui abrite notamment le chef-d’œuvre de Johannes Vermeer La Jeune Fille à la perle, rouvrira ses portes le vendredi 27 juin 2014, après deux ans de travaux de rénovation et d’agrandissement »[147]. Vermeer a utilisé trois pigments pour cette zone sombre : de l'indigo (produisant le bleu du même nom), de la gaude (produisant du jaune)[99] et du noir animal, appelé aussi « charbon d'os »[100]. Dès lors, ces deux adaptations présentent l'intérêt de faire connaître le peintre et son œuvre. Les questions de l’équipe scientifique. Sa tête effectue une rotation vers la gauche, ce qui découvre son visage de trois quarts face. ». Détail de La Joconde de Léonard de Vinci permettant d'apprécier l'usage du sfumato qu'utilise également Vermeer dans La Jeune Fille à la perle. Ce travail donne lieu à une véritable mise en scène puisqu'il se déroule non pas dans le secret du laboratoire du musée, mais sous les yeux mêmes du public[24]. De plus, Vermeer propose sa propre version de la technique du sfumato que le maître italien avait théorisée puis utilisée dans son œuvre[Note 1]. Le tableau pourrait en effet correspondre à l'une des trois tronies vendues aux enchères à Amsterdam le 16 mai 1696, à l'occasion de la succession de l'imprimeur delftois Jacob Dissius, le beau-père de Pieter van Ruijven[18]. Enfin, l'entreprise Bic a demandé à un artiste de la reproduire lors d'un concours artistique afin de promouvoir ses stylos à bille[157]. BookBowse : Is Girl with a Pearl Earring a true story? », « Le milieu du visage coïncide avec le centre géographique de l'œuvre », « Le pendant d'oreille sert de point d'équilibre entre le visage de la jeune fille, et l'extrémité libre de son foulard, qui retombe plus prês du plan du tableau que l'on s'y attendrait. ». It is not possible to cite a particular treatment as the reason for the present appearance of the background. / « Jeune Fille » - Gustave Vanzype, Vermeer de Delft, 1908 / « Head of a Young Girl » - Lucas, Vermeer the Magical, 1929 / « Head of a Girl » - Goldschieder, « Il s'est d'abord appelé la « Fille au turban » puis est devenu à partir de 1995. Yellow ochre is the principle pigment of […] lighter yellow tones (mixed with lead white) of the falling scarf. The economic advantage of having ones relative pose for long hours would be obvious. The object is reduced to two flat shapes of blue. Elle ne ressemble en tous cas en rien à l'autre servante qui a posé dans La Laitière, et qui pourrait être Tanneke, servante de la mère de Catharina Bolnes, l'épouse du peintre[57]. Introduction et texte de Stéphanie Dulout, « […] comme pour certaines figures des scènes de genre de l'artiste, les traits du modèle sont discrètement simplifiés […]. Sauf mention contraire, ces informations proviennent de Janson 2014. Le vêtement au lourd tissu que porte la jeune femme est modelé avec diverses nuances de jaunes obtenues principalement à partir d'ocre jaune[109] mais aussi de rouge garance[110]. La Jeune Fille à la perle a été cédée au Mauritshuis en 1903 où elle fait partie de l'exposition permanente[1]. Ce fut une période exceptionnelle pour sa riche production picturale. ». La Laitière, vers 1658-1661, Rijksmuseum Amsterdam. Unable to add item to Wish List. L'hypothèse se révèle exacte, puisque le nettoyage fait apparaître la signature du peintre[22]. », « Rembrandt s'était déjà lui-même utilisé ainsi que d'autres membres de sa famille en tant que modèles pour des rôles historiques, et de tels modèles étaient encore mieux adaptés aux scènes de genre. This clear, smooth, but soft-edged contouring often yields geometric abstraction, of the sort seen in the Girl with a Pearl Earring. En tant que pièce de parure associée au monde musulman en général, et aux Turcs en particulier, cet accessoire vestimentaire pouvait tout aussi bien évoquer l'exotisme et les séductions orientales que les menaces à l'égard du monde chrétien[123]. La couleur des lèvres est principalement obtenue par l'emploi de rouge garance[114]. ». She turns her head against the direction of her body, toward the viewer; her eyes complete a ninety-degree pivot that the head by itself cannot, or will not sustain. Such earrings were currently fashionable in Holland, as we see in paintings by Van Mieris, Metsu and Ter Borch. « La connaissance de Vermeer de l'art italien était suffisamment large pour qu'il soit appelé, en 1672, comme expert pour aider à régler un différend quant à l'authenticité d'un ensemble de peintures censées être de la main de Titien, Michel-Ange, Giorgione, Raphaël et d'autres maîtres. Despite their astonishing accuracy, seventeenth-century lenses did not focus with complete precision through the entire depth of fields. L'ensemble de cette dernière exposition itinérante est un succès. », « Sur la totalité de ce que nous connaissons de l’œuvre peint de Johannes Vermeer, presque tous les tableaux sont des scènes d’intérieur […] à partir d’un très petit nombre d’accessoires, les mêmes objets revenant d’un tableau à l’autre. Par exemple, durant l’été 1994, deux célèbres tableaux de Vermeer, « Certains détails caractéristiques de la technique de Vermeer ont également été révélés, tel un petit reflet de lumière près de la commissure gauche de ses lèvres. L'œuvre est réalisée sur toile et utilise comme médium de la peinture à l'huile ; pratiquement carrée (44,5 × 39 cm), elle est de taille moyenne[1]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Michael Sweerts, Jeune Homme au turban tenant un bouquet, vers 1661, Madrid, Musée Thyssen-Bornemisza[128]. Please try again. Certains spécialistes doutent cependant du fait que le pendant d'oreille soit bien constitué d'une perle — ce qui remettrait en cause le bien-fondé du titre attribué à l'œuvre —, en premier lieu parce qu'il n'existe aucune perle d'une telle grosseur[138]. La pièce peut également être un produit de l'imagination de Vermeer. […] Après tout, Vermeer n'était pas un photographe. Limitations of the technical perfection of the early camera obscura account for some of the arresting effects that have been noted in Vermeer's paintings. Or, plusieurs indices laissent penser qu'il en a été ainsi dans la création de La Jeune Fille à la perle. Détail de La Jeune Fille à la perle permettant de voir le point clair qui apparaît après la restauration de 1994. ». La jeune fille à la perle (French Edition) [Chevalier, Tracy] on Amazon.com. Comme le noir verdâtre du fond de l'arrière-plan, le rouge garance s'est dégradé avec le temps : la couleur du tissu devait paraître plus chaude que de nos jours[111]. La Jeune Fille à La Perle. ». Au musée Mauritshuis, en plein cœur du centre historique de La Haye. », « Plusieurs auteurs, allant de l'ami de Marcel Proust, le journaliste Jean-Louis Vaudoyer, à l'écrivain new-yorkais. », « Le seul collectionneur des peintures de Vermeer qu'on puisse véritablement considérer comme son mécène était Pieter Claesz. A cloth turban, and the simple kimono, against a black background, create a genesis of light on her face which appears to magically radiate from within her skin ! « L'avantage économique d'utiliser les services d'un membre de la famille pour effectuer de longues heures de poses serait évident. La Femme à la balance, vers 1662-1665, National Gallery of Art, Washington. On avait eu un coup de cœur pour Les prodigieuses créatures de Tracy Chevalier (c'était en 2010). After viewing product detail pages, look here to find an easy way to navigate back to pages you are interested in. ». Vermeer painted a similar highlight on the lips of the, « Le reflet sous la perle contenait une petite touche plus claire, qui ne faisait pas partie de la peinture originale. ». La firme de jeux vidéo Nintendo montre qu'il est possible d'en faire la reproduction sur sa console afin de promouvoir un de ses jeux[156]. « Le blanc de plomb […] est également le principal composant des tons vifs de la chair. L'esthétique ne peut pas être mesurée, étiquetée ni cataloguée. « Le film est très beau, mais j'ai passé un moment difficile avec le personnage de Mme Vermeer. À cette époque, le marché de l'art dans les Provinces-Unies est fortement développé. La Jeune Fille à la perle est une peinture à l'huile sur toile réalisée par le peintre néerlandais Johannes Vermeer vers 1665. Find helpful customer reviews and review ratings for La jeune fille a la perle at Amazon.com. It was maintained recently that the girl with the pearl earring “looks at least 15 years old”, but in the present writer's opinion she could well have been twelve and simply dressed up to look older. Il s'agit d'un procédé optique d'aide au dessin, permettant de projeter l'image d'un modèle sur une surface plane, où elle apparaît toutefois plus petite et à l'envers. De nos jours, le tableau, le plus populaire de Vermeer, est tenu pour un des chefs-d'œuvre du peintre en raison de sa composition et de l'atmosphère qu'il dégage. Elle a servi de modèle dans beaucoup d'œuvres [de Vermeer]. « Les quatre points naturels d’intérêt encerclent la totalité du visage. 39. Mais quant a moy, qui sçay que le grand ami de Dieu Isaac envoya des pendans d'oreilles pour les premieres arres de ses amours a la chaste Rebecca (Gn 24,22), je croy que cet ornement mystique signifie que la premiere chose qu'un mari doit avoir d'une femme, et que la femme luy doit fidelement garder, c'est l'oreille, affin que nul langage ou bruit n'y puisse entrer, sinon le doux et amiable grillotis des paroles chastes et pudiques, qui sont les perles orientales de l'Evangile : car il se faut tous-jours resouvenir, que l'on empoisonne les ames par l'oreille, comme le cors par la bouche. En l'absence de toute forme de preuve vérifiable, les avis penchent majoritairement vers cette dernière hypothèse, et plus particulièrement Maria, la fille aînée du peintre, âgée de 12 ou 13 ans à l'époque de la création de l'œuvre[2],[48]. Certains ont même cru pouvoir déterminer l'origine du bijou porté par la jeune fille : il s'agirait de sphères de verre recouvertes sur la surface intérieure d'un produit nacré, et provenant de France[140]. », Its form and substance are defined by the thick white fleck of impasto which registers the same beams of light which rake across the girl's face and turban and by the soft reflection that has gathered up some of the light cast off by the intensely light band of the white collar below, « Sur cette perle se reflète […] le col de son chemisier immaculé. Her turban is made of blue and yellow fabric, her lips are red - the three primary colors again. La pose singulière et le regard « par-dessus l'épaule » de La Jeune fille à la perle évoquent une autre toile de Vermeer représentant une jeune femme en buste, le Portrait d'une jeune femme, actuellement conservé au Metropolitan Museum of Art de New York[78]. », « Mêmes accessoires perle et turban aussi, pourtant le modèle [du, « [...] son visage au gracieux contour a la fraîcheur veloutée d'une pêche de Cardin. Au milieu de toutes les œuvres recherchées du XVIIe siècle qui l'entourent, la jeune fille émerge dans une tache de couleur claire et illumine la salle. « Vermeer a mélangé de très petites quantités de vermillon et d'ocre jaune avec du blanc de plomb pour les teintes chair du visage de la jeune fille. « Arthur K. Wheelock note que Vermeer s'oppose ici à la manière de Gérard Dou et de Frans van Mieris qui reproduisaient avec un précision extrême les détails des traits des personnages et la texture des objets. Les plis et replis complexes […] ont été entièrement supprimés pour des raisons de simplicité. Ce nettoyage a révélé un petit point de couleur constitué de deux taches roses superposées, et figurant un reflet humide juste au-dessous de la commissure gauche des lèvres du modèle[26]. Certes, il y a dans ses rares tableaux, à la rigueur, toutes les richesses d'une palette complète ; mais l'arrangement jaune citron, bleu pâle, gris perle, lui est aussi caractéristique que le noir, blanc, gris, rose l'est à, « [Le turban] est réduit à deux aplats de bleu. The reflection under the pearl contained a small, bright highlight which was not a part of the original painting. Since Vermeer continued to employ without reserve this pigment even in the last few years of his life when he faced a dramatically deteriorating financial situation due to the war with France, it may be that his rich Delft patron Pieter van Ruijven covered the cost. ». », « [Le professeur d'astronomie théorique Vincent] Icke pense que le bijou pourrait être fait de verre argenté ou d'étain poli. The film was quite beautiful, but I had a hard time with the characterization of Mrs. Vermeer. Le 20 octobre 2014, l'artiste Banksy a réalisé à Bristol une peinture murale intitulée Girl with the Pierced Eardrum (littéralement « La Jeune Fille au tympan percé »), parodie de La Jeune Fille à la perle, dans laquelle la perle est remplacée par un boîtier d'alarme fixé au mur[158]. « Sa boucle d'oreille faite d'une perle de grande taille est un symbole parfait pour la lumière et l'obscurité (clair-obscur), de même que sa représentation éclairée sur le fond noir dense. ; les lettres I, V et M, à gauche, sont ligaturées (la lettre J s'écrivant encore parfois I au XVIIe siècle)[1]. Ce n'est qu'à partir de 1921 que l'œuvre fait aussi l'objet d'expositions en dehors des Pays-Bas. Je le recommande fortement. The title given by the Mauritshuis where the painting is housed is : « Meisje met de parel ». Elle pourrait être le produit de l'imagination de Vermeer. Ces interrogations sont considérées comme largement vaines par certains historiens d'art, qui arguent du fait que La Jeune Fille à la perle est, non un portrait visant à individualiser une personne précise, mais une tronie, c'est-à-dire une œuvre dont l'objet est de représenter une physionomie ; aussi l'identité du modèle importe-t-elle peu au commanditaire[35]. The oldest, Maria, was born in 1654 or 1655. », « Un turban en tissu et le simple kimono, sur un fond noir, créent sur son visage une luminescence qui semble irradier de sa peau comme par magie ! Le rendu du visage et de la carnation tient dans un glacis mince, de couleur chair, sur un sous-modelage transparent. De même, et en dépit de la présence de la célèbre Leçon d'anatomie du docteur Tulp de Rembrandt ou de la non moins réputée Vue de Delft de Vermeer, la toile constitue l'argument essentiel des sites de tourisme pour inciter à la visite du Mauritshuis[148]. The relationship between Van Ruijven and Vermeer clearly went beyond the routine contacts of an artist with a client. À partir de là, on en a déduit que le tableau avait pu être acheté à Vermeer ou à sa femme par Pieter van Ruijven. », « La perle [est] pure parce qu'elle est réputée sans défaut, qu'elle est blanche, que le fait d'être tirée d'une […] coquille grossière ne l'altère pas. Ainsi, l’étiquette de la bouteille de liqueur Vermeer Dutch Chocolate Cream Liqueur (dont le nom s'inspire explicitement de celui de Vermeer) porte une reproduction de La Jeune Fille à la perle[154]. De manière générale, Vermeer peint par de vigoureux coups de pinceaux (dont on retrouve même des poils dans la matière picturale[91]) expressifs et hardis, attestant la liberté et l'originalité de sa facture et contrastant avec le style précis et léché des peintres qui lui sont contemporains[92]. A. des Tombe acheta le tableau lors d'une vente aux enchères à La Haye, pour seulement deux florins et trente cents. Tracy Chevalier reconnaît la justesse de ces critiques, rappelant que son roman n'est qu'une fiction[152]. Tous ces propriétaires probables résidaient à Delft[20]. 40. Cette oeuvre est une peinture de la période classique appartenant au style baroque.. Je ne pense pas que l'image qui est rendue d'elle rende justice à sa mémoire. Cela est illustré ici dans la douceur du visage de la jeune fille et les reflets de lumière sur ses lèvres humides. Détail de La Jeune Fille à la perle permettant de constater que l'arête du nez est littéralement fondue dans la joue du modèle. De même, l'hypothèse centrale du film, à savoir que le modèle de Vermeer pour la conception de La Jeune Fille à la perle a été une servante nommée Griet se révèle certainement inexacte car les recherches penchent plutôt vers l'hypothèse de la propre fille de Vermeer, Maria[2]. La Jeune fille à la perle frappe d'emblée par l'illusion de vie et d'immédiateté qu'elle dégage. Différents points accrochant la lumière sur le visage produisent un effet proche du trompe-l'œil : que ce soient sur les yeux, que Walter Liedtke compare à deux globes de porcelaine, sur la lèvre inférieure et au coin de la bouche, pour traduire de minuscules traces d'humidité[61], ou encore sur la perle. Le peintre a principalement utilisé trois pigments pour ces tons de bleus : du lapis-lazuli (produisant du bleu outremer), de l'indigo[105] et de la céruse, appelée aussi « blanc de plomb »[106] (produisant du blanc). D'autres cependant rejettent cette idée de pendants[83]. Enfin, la perle peut être une évocation de la préciosité morale de celle qui la porte, car elle représente un trésor caché (comme elle est cachée dans la coquille de l'huître) que seul un effort permet de découvrir[135]. C'est dans cette partie ombrée que se détache le scintillement des reflets du pendant d'oreille. VERMEER Johannes - La jeune fille au collier de perles, 1664, Gemäldegalerie, Berlin - Non, monsieur, ce n’est pas La jeune fille à la perle de Johannes Vermeer ! La Jeune Fille à la perle, une œuvre issue des « tronies » La jeune fille à la perle est une œuvre du peintre néerlandais Johannes Vermeer réalisée en 1 665. ». « Le modèle moins gracieux que l'on voit dans la, « Lorsque Vermeer est mort, il avait onze enfants, dont sept ou huit étaient des filles. La perle, qui n'est pas une perle, attire le regard; une grande création de lumières et d'ombres luisantes et de bords effilochés. L'arrière-plan est neutre, presque noir. […] La recherche en archives a amplement montré que le foyer de Vermeer était soudé, plein d'enfants et de musique. a mixture of indigo and weld, both being organics colors, results in a rather translucent green paint layer. Instead, our system considers things like how recent a review is and if the reviewer bought the item on Amazon. Jacob Dissius (with his father Abraham Dissius, 1685-1694), Delft, 1682-1695; Dissius sale, Amsterdam, 16 May 1696, lot 38 (f36,-), 39 (f17,-) or 40 (f17,-); Braams sale, The Hague, 1881 (day and month unknown) (f2,30 to Des Tombe); A.A. des Tombe, The Hague, 1881-1902 (on loan to the Mauritshuis in 1881); bequest of Arnoldus Andries des Tombe, The Hague, 1903. C'est en référence à cet attribut exotique que l'œuvre a d'abord été désignée comme La Jeune Fille au turban[4]. », « Le marché de l'art était très actif, à la fois pendant l'apogée de Delft comme, The artistic traffic was intense both during Delft's heyday as a, « […] la prolifération et la dissémination des styles issus des modèles hollandais, marquèrent le triomphe de l'imaginaire profane des classes moyennes protestantes. Bien plus, l'idée d'une relation amoureuse entre le peintre et sa servante-modèle tient plus de la romance qu'il ne correspond à ce que l'on sait de la biographie de Vermeer, mari aimant et père attentif d'une famille nombreuse[58],[59]. The girl with the earring repeats the tension between body posture (parallel to the picture plane) and regard to-the-viewer (perpendicular to the picture plane) that had earlier defined the central figure in The Girl with a Wineglass. », « Le regard que la jeune fille lance par-dessus son épaule, au moment précis où le spectateur l'aperçoit, constitue l'essentiel du tableau. […] Archival research has uncovered enough about Vermeer's household to indicate a close-knit home, full of children and music. Il semble que l'œuvre n'ait pas reçu de titre spécifique à sa création, et ait d'abord été désignée par sa seule appellation générique de « tronie »[10]. Histoire de l’art – Johannes Vermeer – La jeune fille à la perle. La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier Séance 5: Etude de la structure de l’œuvre, Etude de la notion de temps. This "reflection" was a flake of paint colored by surrounded light toned filler which had stuck to the spot during an earlier restoration. It is no wonder that people are enraptured by the glow of her innocent, exquisite gaze. Elle représente une adolescente[2] (ou une très jeune adulte) en buste, sur un arrière-plan d'un noir uniforme. », « Aux Pays-Bas, la réalisation de peintures de chevalet, aisément négociables, que les artistes hollandais furent les premiers à reconnaitre et à exploiter, leur permit de promouvoir les œuvres privées, jusqu'à en faire un des principaux commerces artistiques de l'Europe aux, « Dans les églises de la Réforme hollandaise dédiées au culte calviniste, la chaire était le principal centre d'intérêt : les images pieuses, les retables et les chorales étaient bannis, les autels enlevés, et les murs blanchis à la chaux. Coiffé du turban, le visage n'est pas rond mais ovale et légèrement penché. Par ailleurs, l'influence de La Joconde que Léonard de Vinci a peinte entre 1503 et 1506 dépasse le simple rapprochement anecdotique, et justifie pleinement le surnom de « Joconde du Nord » attribué à La Jeune Fille à la perle. Par ailleurs, elle porte au lobe de l'oreille gauche (la seule visible dans cette pose) une perle qui donne à la toile son nom officiel actuel — même si la nature exacte du pendant d'oreille est encore discutée[5]. Aujourd’hui, les nouvelles découvertes au sujet de “La Jeune Fille à la perle” viennent chambouler le regard et les croyances que nous avions à propos de ce tableau. « [Le rouge garance] est aujourd'hui complètement dégradé. © 1996-2020, Amazon.com, Inc. or its affiliates. J’ai lu « La jeune à la perle » peu de temps après avoir visité la belle exposition Vermeer au Louvre et il me semble que je pouvais difficilement être dans de meilleures dispositions. [The signature] was painted with a lighter toned pigment over the dark background but is usually not visible in reproductions. Le vieux vernis jauni est alors enlevé et remplacé, rendant aux couleurs leur éclat d'origine[25]. Pourtant, elle demeure un symbole ambigu[136] qui peut perdre, en tant que bijou, de son caractère pur pour renvoyer à « la vanité des choses humaines et des désirs »[137]. Cette dernière hypothèse est néanmoins réfutée par certains chercheurs, qui identifient Élisabeth dans d'autres œuvres du peintre (notamment la Jeune femme écrivant une lettre, Une femme jouant de la guitare ou La Dentellière)[51]. Mais cette impression est trompeuse : si Vermeer parvient à faire « croire que tout ce que l'on voit dans le tableau correspond à ce que le peintre a vu »[61], il n'a pas manqué de réaliser de subtils effets de simplification, voire d'idéalisation de son modèle[62]. Même s'il reconnaît les similitudes entre les deux toiles, Albert Blankert par exemple considère que le tableau de New York a été réalisé vers 1672-1674[84], sur la foi notamment du rendu des étoffes, caractéristique selon lui de la dernière manière du peintre, avant sa mort en 1675. Ce visage est si nettement individualisé qu'on a pensé qu'il s'agissait d'un portrait ; dans ce cas, ce serait le seul connu de Vermeer.

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